Savoirs, connaissances, compétences

La formation professionnelle continue permettra à chacun d’accroître ses compétences de base initialement acquises mais aussi acquérir d’autres compétences dans d’autres sphères du savoir.Une compétence acquise se doit d’être mise en pratique pour sauvegarder l’acquis et l’enrichir au gré de l’accumulation d’expériences.

La formation professionnelle c’est acquérir des savoirs théoriques, des connaissances -pratiques et comportementales- et les mettre en œuvre dans tous les contextes.

Savoirs

Selon le Larousse, le savoir est un ensemble cohérent de connaissances acquises au contact de la réalité ou par l’étude.

  • Le savoir est une donnée, un concept, une procédure ou une méthode qui existe à un temps donné hors de tout sujet connaissant et qui est généralement codifié dans des ouvrages de référence (Catherine Chabrun, 2010)
  • L’acquisition d’un savoir suppose un processus continu d’assimilation et d’organisation de données théoriques.

Cette acquisition se fait sous forme de modules qui ensuite peuvent se croiser. Exemple pris dans le cadre scolaire classique, où l’enfant apprend les mathématiques, le français (conjugaison, orthographe, grammaire, rédactions), l’histoire, la géographie, la physique, la chimie, etc.…en modules bien distincts. Au fur et à mesure de ses apprentissages il sera amené à croiser les savoirs, par exemple rédiger une dissertation en histoire.

Connaissances

  • La connaissance est, d’une part, l’état de celui qui connaît ou sait quelque chose, et d’autre part, les choses qui sont sues ou connues. Par extension, on appelle aussi « connaissance » tout ce qui est tenu pour su ou connu par un individu ou une société donnés (cf. Wikipédia)
  • Les sciences sont l’une des principales formes de connaissance, et la science en général est un ensemble de méthodes systématiques pour acquérir des connaissances. Il existe néanmoins de nombreuses formes de connaissances qui, sans être scientifiques, n’en sont pas moins parfaitement adaptées à leur objet : le savoir-faire (l’artisanat, savoir nager, etc.), le savoir technique, la connaissance des langues, la connaissance des traditions, légendes, coutumes ou idées d’une culture particulière, la connaissance qu’ont les individus de leur propre histoire (connaître son propre nom, ses parents, son passé), ou encore les connaissances communes d’une société donnée ou de l’humanité (savoir à quoi sert un marteau, savoir que l’eau éteint le feu).

Nous allons développer 2 axes principaux :

  • Le Savoir-faire lié aux connaissances professionnelles : Il impose une pratique quotidienne comme celle du tour de main pour passer au stade de l’automatisme avec la capacité d’anticipation voire de virtuosité. L’apprentissage du savoir faire s’acquiert par l’aspect répétitif et l’entrainement régulier. Ce sont les aspects pratiques, concrets, manuels, physiques qui sont mis en avant.
  • Le Savoir-être : pour Dominique Picard – Relations et communications interpersonnelles, Dunod (coll. « Les Topos »)- cette capacité s’acquiert en partie par la connaissance de savoirs comportementaux spécifiques en situation d’acteur social. Les recherches en éducation relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver tous les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d’acquérir au mieux la maîtrise d’actions et de réactions adaptées à leur organisme et à leur environnement.
  • Parmi les thématiques du savoir-être, le développement personnel trouve toute sa place mais pas uniquement. Le savoir-être concerne aussi la capacité à s’adapter à des situations variées et à ajuster ses comportements en fonction des caractéristiques de l’environnement, des enjeux, et du type d’interlocuteur. C’est aussi la capacité à communiquer -écouter, prendre la parole, interagir-, à travailler en équipe – s’intégrer et coopérer dans un ou plusieurs groupes de travail, projets ou réseaux et d’y apporter une contribution efficace-, à prendre des décisions – hiérarchiser les actions en fonction de leur urgence/importance dans un contexte en évolution- à atteindre ses objectifs en faisant face aux difficultés et obstacles de tous ordres rencontrés.
  • La notion de « savoir être » qui est utilisée notamment dans le champ de la formation des adultes renvoie aux attitudes et comportements qu’un sujet met en œuvre pour s’adapter à un milieu.
  • La connaissance est un sous-élément de la compétence, au même titre que les attitudes et les aptitudes. Les attitudes désignent les comportements que l’individu adopte en fonction des circonstances tandis que les aptitudes indiquent les talents ou encore les dispositions naturelles d’un individu.

Compétences

  • La compétence est la « capacité d’agir efficacement dans un type défini de situation, capacité qui s’appuie sur des connaissances, mais ne s’y réduit pas » (Perrenoud, 1997). La compétence désigne la mobilisation d’un ensemble de ressources (savoirs, savoir-faire, savoir être) en vue de résoudre une situation complexe appartenant à une famille de situations problèmes. (Catherine Chabrun, 2010)
  • Une compétence est une connaissance (savoir, savoir-faire, savoir-être) mobilisable, tirée généralement de l’expérience et nécessaire à l’exercice d’une activité professionnelle.
  • La notion de savoir renvoie évidemment aux connaissances initialement et ultérieurement acquises indispensables à l’exercice de la profession. La notion de savoir procédural est liée à ce qui est commun au métier, à la profession. L’expérience, le tour de main de l’ouvrier par exemple est lié à la singularité de l’individu, à sa pratique dans l’exercice de l’activité et en relation avec d’autres, au sein de l’équipe, face aux clients.
  • Pour de nombreux spécialistes de la formation professionnelle, la compétence est au centre des trois composants dans un contexte particulier que sont:
  1. le savoir (somme des savoirs théoriques et techniques ou connaissances)
  2.  le savoir-faire (ou habiletés)
  3. le savoir-être (ou qualités personnelles).
  • Chaque interférence entre ces trois sphères de savoir rend son titulaire :
  1. « connaissant » ou « sachant » (savoir + savoir-être)
  2. « exécutant » (savoir-faire + savoir-être)
  3. « performant » (savoir + savoir-faire).

Une personne compétente réunit ces trois facettes de l’exercice de ses savoirs dans différents contextes.

  • Une compétence est un ensemble de ressources mobilisées pour agir de manière pertinente dans un contexte donné. Dans le contexte professionnel, c’est l’ensemble des acquis que l’on mobilise pour mener à bien une activité ou pour remplir efficacement une mission. La compétence n’existe et ne s’apprécie que dans l’action !
  • Le savoir-faire désigne l’ensemble des compétences opérationnelles liées à l’exercice d’une profession. Or, il n’y a pas de compétence hors du contexte dans lequel elle s’exerce ; et tout mode relationnel au travail est traversé par de l’opérationnel. Cependant, chacun a son champ ; et celui du savoir-être, c’est le relationnel qui accompagne l’exercice du savoir-faire. Si bien qu’il pourrait être défini comme un art de la convivialité avec ses partenaires.

Pour Philippe Zarifian, la compétence comprend trois dimensions :

  1. une attitude de prise d’initiative et de responsabilité face aux situations dont l’individu ou le groupe a la charge et auxquels ils se confrontent, en visant la réussite de leur action.
  2. des savoirs d’action qui expriment l’intelligence pratique de ces situations et s’appuient sur la mobilisation de l’expérience et de connaissances acquises en formation,
  3. l’existence, le développement, la consolidation et la mobilisation de réseaux d’acteurs qui contribuent directement à la prise en charge des situations ou apportent un soutien.
  • Pour Claude Levy-Leboyer, la compétence est «  la mise en œuvre intégrée d’aptitudes, de traits de personnalité et aussi de connaissances acquises, pour mener à bien une mission complexe dans le cadre de l’entreprise qui en a chargé l’individu, et dans l’esprit de ses stratégies et de sa culture « .
  • Enfin, Sandra Bellier relève trois caractéristiques principales à la lecture des différentes définitions existantes :
  1. la compétence permet d’agir et c’est là que l’on peut la repérer…
  2. la compétence est contextuelle : elle est liée à une situation professionnelle donnée et correspond donc à un contexte…
  3. la compétence regroupe un ensemble de rubriques constitutives dont le savoir, le savoir-faire et souvent – mais pas toujours – le savoir-être « .

La formation professionnelle continue permettra à chacun d’accroître ses compétences de base initialement acquises mais aussi acquérir d’autres compétences dans d’autres sphères du savoir.Une compétence acquise se doit d’être mise en pratique pour sauvegarder l’acquis et l’enrichir au gré de l’accumulation d’expériences.

La formation professionnelle c’est acquérir des savoirs théoriques, des connaissances -pratiques et comportementales- et les mettre en œuvre dans tous les contextes.

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